 <HTML><HEAD> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <TITLE>CHRONIQUE DU SAMEDI - Jos Fontaine</TITLE> <!-- APPEL CSS DBUT --> <link rel=stylesheet href="../1.css" type="text/css"> <!-- APPEL CSS FIN -->  <!-- APPEL JAVASCRIPT DBUT --> <SCRIPT SRC="../2.js"></SCRIPT> <!-- APPEL JAVASCRIPT FIN -->  </HEAD>  <BODY BGCOLOR="#FFFFFF" TOPMARGIN="0" LEFTMARGIN="0" BOTTOMMARGIN="0" LEFTMARGIN="0" MARGINHEIGHT="0" MARGINWIDTH="0">  <!-- APPEL NAVIGATION ET CADRES --> <script language="JavaScript"><!-- document.write(Navigation);  //--></script> <!-- APPEL NAVIGATION ET CADRES FIN --> <!-- __________________________________________________________________________________________-->  <!-- TITRE DEBUT-->    <!-- dbut du cadre principal --->       <TABLE WIDTH="500" HEIGHT="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="10"><TR><TD VALIGN=TOP HEIGHT=100%> <br><br> <font class=8><a href="../index-jf.html">CHRONIQUE DU SAMEDI - Jos Fontaine</a><br><br>    <a href="../index-jf.html"><h1> Il y a toujours un grain de sable quelque part... </h1>  </a><B>Si on refuse l'ide qu'il faut toujours esprer et lutter,  l'humanit n'est qu'une vue de l'esprit et la Rpublique n'est qu'un mot.</B><BR>   1.2.2003<br> <hr noshade size=1>     <p align=justify>     <BLOCKQUOTE><p align=justify>"Je suis sans rancune envers les hommes de la dfaite et de l'armistice de 40. Je comprends fort bien ceux qui avaient refus de suivre de Gaulle. Ils taient trop installs dans leurs meubles, qu'ils appelaient la condition humaine. Ils avaient appris et ils enseignaient  la sagesse , cette camomille empoisonne que l'habitude de vivre verse peu  peu dans notre gosier, avec son got doucereux d'humilit, de renoncement et d'acceptation. Lettrs, pensifs, rveurs, subtils, cultivs, sceptiques, bien ns, bien levs, frus d'humanits, au fond d'eux-mmes secrtement, ils avaient toujours su que l'humain tait une tentation impossible et ils avaient donc accueilli la victoire d'Hitler comme allant de soi.  l'vidence de notre servitude biologique et mtaphysique, ils avaient accept tout naturellement de donner un prolongement politique et social. J'irai mme plus loin, sans vouloir insulter personne: ils avaient raison, et cela seul et d suffire  les mettre en garde.  Ils avaient raison, dans le sens de l'habilet, de la prudence, du refus de l'aventure, de l'pingle du jeu, dans le sens qui et vit  Jsus de mourir sur la croix,  Van Gogh de peindre,  mon Morel [le hros des  Racines du ciel  roman de R.Gary], de dfendre ses lphants, aux Franais d'tre fusills, et qui et uni dans le mme nant, en les empchant de natre, les cathdrales et les muses, les empires et les civilisations."<BR>  Romain Gary,  La promesse de l'aube , Gallimard, Paris, 1980, p. 283.</BLOCKQUOTE> <H1>Le lien entre dcideurs politiques et conomiques</H1> <p align=justify>  <a href="http://www.usinor.com/francais/" target=_blank> <IMG SRC="../../03-1/25-jf-1.jpg" BORDER="0" WIDTH="366" HEIGHT="196" ALT="" HSPACE="10" ALIGN="right"></a> Depuis que la multinationale  fort ancrage franais ARCELOR a dcid de fermer les hauts fourneaux de Lige en 2006 (parce que situs sur le continent,  la fabrication de la fonte y est plus coteuse), les forces politiques, conomiques et sociales de la Wallonie font front derrire ce Gouvernement wallon  qui est sans doute le premier de nos gouvernements  affronter une preuve aussi responsabilisante. Cela amne  des rflexions plus gnrales.  <H1>Personne ne domine la ralit sociale</H1> <p align=justify> Il est vident que la ralit sociale en gnral ne peut tre domine par personne au monde: les ractions des peuples en particulier sont imprvisibles et l'histoire n'aurait pas lieu sans cela. Il est par consquent vital pour les entreprises, petites, moyennes, grandes, nationales ou multinationales de pouvoir compter sur les tats pour assurer l'Ordre en gnral, soit la tranquillit publique, soit aussi l'Ordre dans un sens plus large et par exemple le consensus populaire ncessaire  leurs profits. Je veux dire qu'elles ne peuvent pas ngliger cette alliance face  une ralit que personne en dfinitive ne peut se vanter de contrler. C'est dj difficile ainsi, par consquent il vaut mieux mettre toutes les bonnes cartes dans son jeu.   <H1>La crise wallonne est un test europen</H1> <p align=justify> Il est vident que l'tat franais a une influence sur ARCELOR de mme que l'tat luxembourgeois, l'tat flamand et l'tat wallon. Il est vident aussi que l'opinion publique europenne a un poids. Elle existe. Les gens qui disent que le march est tout-puissant et qu'il est la seule ralit se trompent. Je ne le dis pas parce que j'aurais la solution aux problmes socitaux mais parce que cela reste insaisissable en dernire instance. Emmanuel Todd dans <I>L'illusion conomique </I>montre  quel point Allemands et Japonais, entre autres, manipulent et instrumentalisent leurs multinationales. Comment les Amricains le font et comment il incite les Franais  le faire, ce qui est d'ailleurs de bonne guerre... <p align=justify> Dire qu'il n'y aurait qu' se rsigner, c'est une logique que les travailleurs wallons et europens rejettent depuis deux sicles et grce  laquelle nous avons en Europe un systme plus avantageux que celui des USA, et c'est grce  eux que la Wallonie existe. Toute ma vie, je n'ai cess de le rpter contre les gens de droite: sans les travailleurs la Wallonie n'existerait pas.  <H1>Un autre pouvoir: le pouvoir judiciaire</H1> <p align=justify> Jean Gandois qui est l'ancien patron des patrons franais et qui a aussi dirig longtemps la sidrurgie wallonne ( l'appel du gouvernement fdral belge  l'poque car les comptences tatiques wallonnes taient peu tendues), l'a reconnu. Le rachat de Cockerill en 1998 par l'entreprise franaise USINOR devenue ARCELOR (en s'largissant), avait t assorti dans le contrat d'une clause qui prvoyait les investissements qu'ARCELOR (lie part la signature d'USINOR) se refusent  consentir (une amende de  30 millions de $ canadiens est d'ailleurs prvue). Gandois a certes t sollicit comme expert par le Gouvernement wallon mais il n'y a aucune Cour de Justice qui remettra sa parole en cause, ni en France ni en Wallonie ni ailleurs. Et la Justice intervient dans ce genre d'affaires, on ne peut pas le nier et il y a intrt  ce qu'elle le fasse, voyons ce qui se passe aux USA avec les scandales financiers portant sur des centaines de milliards de $. Il s'avre qu'ARCELOR, successeur d'USINOR, avait un agenda cach et que les responsables de 1998, prdcesseurs de ceux de 2003, ont poignard la Wallonie dans le dos.   <H1>Un langage  de gauche  qui dmobilise</H1> <p align=justify> Je ne mets pas en cause la France ni comme peuple ou comme nation, mais la France comme tat et les citoyens franais (et autres), qui ont des responsabilits. Je ne le fais pas comme Wallon hostile  la France mais comme le feraient des Lorrains ou des gens du Nord-Pas-de-Calais par exemple s'ils taient dans le cas des Ligeois. Il n'y a pas d'ailleurs que l'tat franais  mettre en cause.  <p align=justify> Il arrive souvent qu'entre gens de gauche on souligne la prpondrance de l'conomique sur le politique. C'est ce que fait Ptrella (un altermondialiste bruxellois d'origine italienne, membre du comit de patronage du  Monde Diplomatique , fort connu chez nous) par exemple qui,  la manire d'un Bourdieu aussi, dans un autre domaine, dcrit  ce point la force et la subtilit des mcanismes de domination qu'on finirait par conclure qu'ils sont l pour l'ternit.   <H1>Lige a plus de mille ans, ARCELOR  non!</H1> <p align=justify> Il y a plus de mille ans que Lige existe et ARCELOR n'est pas promis, je pense,  la mme dure. Il faut croire en l'homme. Il faut opposer au modle nolibral, qui tend  diriger nos moindres penses, le contre-modle n un certain 14 juillet et qui prend cette perspective de croire que ce sont les hommes qui font leur vie individuelle et collective. Mme un Marx qu'on a assimile parfois  un politicien  raliste  (au mauvais sens) soulignait qu'il n'est jamais possible d'valuer exactement le rapport de force. Si les staliniens l'ont fait souvent c'est parce qu'ils taient des conservateurs, ce sur quoi insistait tant Gramsci. Il y a toujours un grain de sable quelque part que ceux qui luttent doivent utiliser, ou la ruse ou n'importe quoi...  <p align=justify> Ce modle-l, c'est le modle qui a t illustr plus que par n'importe qui et plus que n'importe o ailleurs, un certain 18 juin 1940, une circonstance dans laquelle le  ralisme  imposait cependant de se soumettre  ceux qui voulaient faire prir la France et  la libert du monde .  <p align=justify> Si on refuse l'ide qu'il faut toujours esprer et lutter,  l'humanit n'est qu'une vue de l'esprit et la Rpublique n'est qu'un mot.          <BR><BR> Jos Fontaine  <BR><BR>  <br clear=all><br><b>Vous voulez commenter ?</b> <a href="mailto:jose.fontaine@skynet.be"><b>jose.fontaine@skynet.be</b></a><br> <br><br> <h1>COMMENTAIRES</h1>        </font></p> <BR clear=all><BR>  <SCRIPT Language="JavaScript"> <!-- Begin /* Script Bouton Imprimer pour tous les navigateurs Ce script a t cr par Eric (Webcrawl@usa.net) Pour le code source complet, les instructions d'installation, des centaines d'autres scripts DHTML et les modalits d'utilisation, visitez dynamicdrive.com */  function printit(){ if (NS) {     window.print() ; } else {     var WebBrowser = '<OBJECT ID="WebBrowser1" WIDTH=0 HEIGHT=0 CLASSID="CLSID:8856F961-340A-11D0-A96B-00C04FD705A2"></OBJECT>'; document.body.insertAdjacentHTML('beforeEnd', WebBrowser);     WebBrowser1.ExecWB(6, 2);//Use a 1 vs. a 2 for a prompting dialog box    WebBrowser1.outerHTML = ""; } } // --> </script>  <script language="JavaScript"> var NS = (navigator.appName == "Netscape"); var VERSION = parseInt(navigator.appVersion); if (VERSION > 3) {     document.write('<form><input type=button value="Imprimer cette page" name="Print" onClick="printit()"></form>'); } </script>      <!-- FIN --> <!-- __________________________________________________________________________________________--> <!-- APPEL FIN -->  <script language="JavaScript"><!-- document.write(Fin);  //--></script>  <!-- APPEL FIN FIN --></TD></TR></TABLE> </BODY> </HTML> 
