<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN"         "http://www.w3.org/TR/2000/REC-xhtml1-20000126/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html lang="fr" xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta name="description" content="Cette page presente la recolte du sel sur l'ile d'Oleron" /> <meta name="keywords" content="ile, oleron, sel, marais, salant, saunier, exploitation, chenal" /> <meta name="Creation_Date" content="05/12/1995" /> <meta name="Generator" content="BBedit 6.0" /> <meta name="Tested" content="XHTML_OK" /> <meta name="Author" content="Didier CABUZEL (didier@cabuzel.com)" /> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1" /> <meta http-equiv="PICS-Label" content='(PICS-1.1 "http://www.rsac.org/ratingsv01.html" l gen true comment "RSACi North America Server" by "didier@cabuzel.com" for "http://www.cabuzel.com" on "1997.12.22T03:45-0800" r (n 0 s 0 v 0 l 0))' /> <title>La recolte du sel et la gabelle sur l'ile d'Oleron</title> </head> <body background="img/fondtheme.gif">  <!-- Banniere ClickFR --><center><small>Cliquer sur un sponsor ouvre une nouvelle fen&ecirc;tre et n'interrompt pas votre navigation&nbsp;!</small><IFRAME NAME=iclickfr SRC=http://www3.click-fr.com/printk.cgi?a=1017-925251&b=20 width=468 height=60 MARGINWIDTH=0 MARGINHEIGHT=0 HSPACE=0 VSPACE=0 FRAMEBORDER=0 SCROLLING=no> <SCRIPT LANGUAGE=JavaScript> var nbre = Math.round(Math.random()*10000); var chaine="<a href=http://www3.click-fr.com/clickj.cgi?a=1017-925251&b=" + nbre + " target=clickfr><img border=0  height=60 width=468  SRC=http://www3.click-fr.com/printj.cgi?a=1017-925251&b=" + nbre +" alt=\"*** Visitez notre Sponsor ! ***\"></a>"; document.write(chaine); </SCRIPT></IFRAME><font size=1><br><a target=clickfr href=http://www.click-fr.com>Membre de ClickFR, Reseau francophone Paie-Par-Click</a></font></center> <!-- Fin Banniere ClickFR --><h1 align="center"><a href="/oleron/index.php3"><img src="/oleron/img/logo.gif" width="44" height="59" alt="*-*" border="0" align="middle" /></a>L'Ile d'Ol&eacute;ron<a href="/oleron/index.php3"><img src="/oleron/img/logo.gif" width="44" height="59" alt="*-*" border="0" align="middle" /></a></h1> <hr /> <blockquote>  <table border="0">  <tr align="center"> <td><a href="index.php3#theme"><img width="38" src="img/themes.gif" alt="Themes" height="59" /></a></td>  <td><a href="moule.php3"><img width="38" src="img/iconnord.gif" alt="Nord" height="59" /></a></td> <td><a href="batteuse.php3"><img width="38" src="img/iconsud.gif" alt="Sud" height="59" /></a></td>      <td><a href="book.php3"><img width="46" src="img/book.gif" alt="Livre des visiteurs" height="58" /></a></td> </tr>  <tr align="center"> <td><a href="index.php3#theme">Sommaire</a></td>  <td><a href="moule.php3">Nurserie de moules</a></td> <td><a href="batteuse.php3">Batteuse de Chaucre</a></td>  <td><a href="book.php3">Livre des visiteurs</a></td> </tr> </table>  </blockquote>  <hr />  <blockquote>  <h2>L'exploitation du sel</h2>  <p><img src="cpa/sel.gif" width="278" height="186" alt="Un marais salant" align="right" /></p>  <p>Le sel est un des &eacute;l&eacute;ments indispensable &agrave; la vie de l'homme. Tr&egrave;s t&ocirc;t, ce produit vital a donn&eacute; lieu &agrave; une exploitation intensive et une commercialisation. En 1836, 2832 tonnes de sel on &eacute;t&eacute; export&eacute;es de l'&icirc;le d'Ol&eacute;ron. Tous les marais ont &eacute;t&eacute; reconvertis pour l'&eacute;levage des coquillages, <a href="huitre.php3">hu&icirc;tres</a> et palourdes principalement.</p>  <p>L'exploitation du sel sur l'&icirc;le de R&eacute; a perdur&eacute;. Voyant que les marais salants de cette derni&egrave;re &eacute;taient rentables, l'aventure a &eacute;t&eacute; tent&eacute;e &agrave; <a href="grandvillage.php3">Grand-Village</a> o&ugrave; des marais ont &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;s de toute pi&egrave;ce et au <a href="douhet.php3">Douhet</a> o&ugrave; d'anciens marais ont repris leur ancien usage. Vous pouvez visiter l'exploitation du Douhet avec le circuit <a href="roue.php3#vin">"Le vin et le sel"</a> organis&eacute; par <a href="roue.php3">"2 roues pour une &icirc;le"</a>.</p>  <p>L'extraction du sel fait appel &agrave; deux m&eacute;thodes&nbsp;: une &eacute;vaporation forc&eacute;e ou une &eacute;vaporation naturelle. La premi&egrave;re m&eacute;thode &eacute;tait utilis&eacute;e sur les c&ocirc;tes saintongeaises d&egrave;s l'&acirc;ge du fer (700 avant J.-C.), son principe est fort simple. On remplit d'eau de mer des r&eacute;cipients en terre cuite, que l'on d&eacute;pose pr&egrave;s du feu. Au fur et &agrave; mesure que l'&eacute;vaporation, on rajoute de l'eau de mer jusqu'&agrave; obtenir un bloc de sel. On casse alors le r&eacute;cipient et le bloc obtenu est tr&egrave;s facilement transportable, du fait de sa compacit&eacute;.</p>  <p>La deuxi&egrave;me technique est la plus connue. Elle consiste &agrave; faire &eacute;vaporer naturellement l'eau sur un terrain am&eacute;nag&eacute; &agrave; cet effet&nbsp;: les salines ou marais salants. C'est sans doute les romains qui ont introduit cette m&eacute;thode sur l'&icirc;le, mais le plus ancien document parlant des salines date de 634. L'ensoleillement exceptionnel de la r&eacute;gion, et la ventilation estivale due &agrave; une alternance des vents de mer et de terre permettent des rendements particuli&egrave;rement &eacute;lev&eacute;s.</p>  <p>L'eau venant de la mer est achemin&eacute;e &agrave; l'int&eacute;rieur des terrres dans des chenaux, qui se ramifient en &quot;ruisson&quot;. Une &eacute;cluse en bois, nomm&eacute;e &quot;vareigne&quot; fait arriver l'eau dans un premier bassin, nomm&eacute; &quot;jas&quot;. Du fait du renouvellement r&eacute;gulier de l'eau et de la salinit&eacute; encore faible, cette partie des salines est habit&eacute;e par des coques, des crevettes et des anguilles, qui fournissent un suppl&eacute;ment de revenu. Ce premier bassin a deux r&ocirc;les&nbsp;: stocker suffisament d'eau pour pouvoir nourrir le reste du marais salant entre deux &quot;malines&quot; (deux grandes mar&eacute;es, distantes de 14 jours)&nbsp;; d&eacute;canter l'eau pour supprimer les grosses impuret&eacute;s.</p>  <p>L'eau est ensuite conduite dans les &quot;m&eacute;ti&egrave;res&quot; par des petits canaux nomm&eacute;s &quot;cois&quot; ou&quot;cou&eacute;t&quot;. D'&eacute;troites bandes de terre les coupent en compartiments nomm&eacute;s &quot;conches&quot;. Du fait de la faible hauteur d'eau, ces conches permettent de concentrer l'eau de mer, tout en &eacute;vitant que le vent ne pousse l'eau dans une seule partie du marais.</p>  <p>Lorsque la concentration est suffisante, l'eau est amen&eacute;e dans le champ de marais o&ugrave; la cristallisation a lieu. Il est d&eacute;coup&eacute; en damiers tr&egrave;s r&eacute;guliers par des petites lev&eacute;es qui permettent aux sauniers de r&eacute;cup&eacute;rer le sel cristallis&eacute;. Pendant la p&eacute;riode estivale, le sel est r&eacute;colt&eacute; tous les jours. S'il pleut, l'eau douce reste en surface, au dessus de l'eau saum&acirc;tre, elle est alors &eacute;vacu&eacute;e par le saunier par des &quot;canaux d'&eacute;cours&quot;.</p>  <p>La totalit&eacute; des canaux et bassins d&eacute;servie par une seule vareigne se nomme une &quot;prise&quot; de marais. La superficie d'une telle prise peut aller jusqu'&agrave; 1 hectare, r&eacute;partie en moiti&eacute; pour le jas, un sixi&egrave;me pour les conches et deux sixi&egrave;mes pour le champ de marais.</p>  <p>La terre r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e lors du creusement des canaux et des bassins est dispos&eacute;e en &quot;bosse&quot; qui s&eacute;pare les diff&eacute;rentes parties des salines. Ces bosses sont cultiv&eacute;es et fournissent des c&eacute;r&eacute;ales.</p>  <p>Le sel cristallis&eacute; est plac&eacute; en grands tas, nomm&eacute;s &quot;mulons&quot; ou &quot;pilot de sau&quot; o&ugrave; il est lav&eacute; par l'eau de pluie, puis il est recouvert de paille et d'argile. Le tas est ensuite transport&eacute; vers les chenaux o&ugrave; il est transport&eacute; par bateau vers le continent. <br clear="all" /></p>  <h2><a name="temoignage"></a>Le t&eacute;moignagne d'un saulnier Ol&eacute;ronais</h2>  <p><img src="photo/phselby.gif" width="280" height="182" alt="Un marais salant" align="right" /></p>  <p>Voici le t&eacute;moignagne d'un saulnier Ol&eacute;ronais qui a appris le m&eacute;tier avec son grand-p&egrave;re de 1922 &agrave; 1928.(marais de Lenteneu pr&egrave;s d'Eguille).<br /> <em>un grand merci &agrave; Michel NADREAU</em></p>  <p>La photo ci-contre est celle d'un marais salant qui a &eacute;t&eacute; remis en activit&eacute;, &agrave; Boyardville. Elle repr&eacute;sente les aires o&ugrave; se r&eacute;colte le sel.</p>  <p>Voici le circuit de l'eau sal&eacute;e pour se r&eacute;chauffer et avoir la meilleure temp&eacute;rature, c'est-&agrave;-dire, le syst&egrave;me des prises &quot;d'&egrave;ves&quot; pour faire de la &quot;sau&quot;.</p>  <p>La grande &quot;chenau&quot; boit directement sur la c&ocirc;te dans des endroits de vases gris fonc&eacute; appel&eacute;s &quot;platins&quot; pendant la basse mer (3 &agrave; 4 heures de temps selon la maline) la vase chauffe au soleil, quand la mer remonte elle d&eacute;ferle tranquillement sur cette vase chaude de soleil et se r&eacute;chauffe, puis elle rentre librement dans &quot;la chenau&quot; et alimente les &quot;russons&quot; ou &quot;ruisson&quot; en eau.</p>  <p>1/ Chaque &quot;prise de marais&quot; a une &quot;varagne&quot;ou&quot;vareigne&quot; (&quot;prise d'&egrave;ve&quot;)&agrave; l'arriv&eacute;e du &quot;russon&quot;. Toute la saison de l'&eacute;t&eacute; on ouvre 2 ou 3 fois pendant la &quot;maline&quot; la &quot;varagne&quot; au moment de la haute mer pour faire &quot;bou&egrave;re&quot; le marais. L' eau passe par la &quot;varagne&quot; vers la &quot;branche courante&quot; qui &eacute;tait le repaire des anguilles et des &quot;mulets&quot;.</p>  <p>2/ Au bout de la &quot;branche courante&quot; &quot;l'&egrave;ve&quot; bute sur le &quot;gourmet&quot; ou &quot;gourmas&quot; (planche &eacute;paisse avec trois trous de diff&eacute;rentes dimenssions que l'on ferme avec trois chevilles en bois), pour &quot;faire bou&egrave;re&quot; plus ou moins on ouvre 1, 2 ou 3 trous selon la n&eacute;cessit&eacute; ou le besoin. Le tout est de faire rentrer l'eau lentement pour qu'elle s'&eacute;chauffe le plus possible.</p>  <p>3/ Ensuite l'eau en sortant du &quot;gourmet&quot; rentre dans les &quot;conches&quot; en suivant le niveau du sol qui a &eacute;t&eacute; tir&eacute; en l&eacute;g&egrave;re pente pour rentrer dans le marais salant par &quot;une passe d'&egrave;ve&quot; ruisseau qui s&eacute;pare deux voisins d'une communaut&eacute;, et arrive &agrave; &quot;l'amedeau&quot; qui distribue par trois chevilles (comme le gourmet) &quot;l'&egrave;ve&quot; dans le marais salant. Pour la communaut&eacute; des 2 ou 3 sauniers qui utilisent le marais il y a toujours des discussions entre eux sur la quantit&eacute; d'eau &agrave; faire rentrer.</p>  <p>4/ L'eau rentre dans le marais salant par les &quot;vires&quot; (le &quot;muant&quot;, les &quot;tables&quot;, sont les noms donn&eacute;s aux diff&eacute;rentes &quot;vires&quot;). Chacunes de ces r&eacute;serves d'eau sont s&eacute;par&eacute;es par des &quot;pi&egrave;ces&quot; ou &quot;mors&quot;(buttes de terres faisant s&eacute;paration et permettant le passage &agrave; pied) charg&eacute;es de retenir l'eau en la r&eacute;partissant sur une &eacute;paisseur de 10 &agrave; 15 cm toujours pour le r&eacute;chauffement progressif de l'eau.</p>  <p>5/ Le dernier circuit de l'eau consiste &agrave; la faire passer par &quot;l'aveneau&quot; pour entrer dans &quot;les aires&quot; constitu&eacute;es de carr&eacute;s de 4 &agrave; 5 m de cot&eacute; s&eacute;par&eacute;es par des &quot;pi&egrave;ces&quot; permettant de passer pour venir brasser &quot;l'&egrave;ve&quot; et faire &quot;cherre&quot;(tomber) la &quot;sau&quot; sur la plate-forme au fond de &quot;l'aire&quot;. Ensuite au bout de 2 ou 3 jours on tire la &quot;sau&quot; sur le bord de &quot;l'aire&quot;, on laisse un peu &eacute;goutter la &quot;sau&quot; et on la tire sur la &quot;pi&egrave;ce&quot; pour en faire des &quot;mulons&quot; (ou &quot;coubiats&quot;). Le &quot;coubiat&quot; est l'appariement de 2 &quot;mulons&quot; appartenant &agrave; 2 &quot;aires&quot;. De la &quot;varagne&quot; &agrave; &quot;l'aire&quot; le circuit de &quot;l'&egrave;ve&quot; peut faire jusqu'&agrave; 1 km parfois plus.</p>  <p>Quelques outils employ&eacute;s pour r&eacute;colter le sel et nettoyer le marais, les &quot;conches&quot;, les &quot;branches&quot; et les pass&eacute;es &quot;d'&egrave;ve&quot;. <br clear="all" /></p>  <img src="img/selcristaux.jpg" border="1" width="189" height="280" alt="Cristaux de sel" hspace="20" align="right" />  <blockquote>  <p>Le &quot;boguet&quot;&nbsp;: pelle de marais en bois avec un grand manche pour jeter la vase sur les &quot;bosses&quot;.</p>  <p>Le &quot;rouabe&quot;&nbsp;: &quot;rabale&quot; pour pousser la vase au plus pr&egrave;s des bosses.</p>  <p>La &quot;simouche&quot;&nbsp;: &quot;rabale plus affin&eacute;e pour tirer le gros sel gris.</p>  <p>Le &quot;servion&quot;&nbsp;: c'est une planche emmanch&eacute;e de 30 cm de long, perc&eacute;es de petits trous comme une passoire pour &eacute;gouter et tirer la &quot;fleur de sel&quot; fin.</p>  <p>&quot;L'essaugou&egrave;re&quot;&nbsp;: est constitu&eacute;e de 2 planchettes pour remplir les paniers.</p>  <p>Le panier &quot;por sau&quot;&nbsp;: panier en rotin ou en &quot;ou&eacute;sit&quot;, plat, servant &agrave; transporter &agrave; l'&eacute;paule la &quot;sau&quot; prise au &quot;coubiat&quot; avec &quot;l'essaugou&egrave;re&quot; pour aller la mettre sur le tas au niveau de la &quot;bosse&quot; aussi appel&eacute;e &quot;tasselet&quot;ou &quot;tasselier&quot;. Le panier plein p&egrave;se de 15 &agrave; 20 kg.</p>  <p>&quot;L'&eacute;chal&egrave;te&quot;&nbsp;: petit escalier creus&eacute; dans l'argile (&quot;chalon&quot;) pour monter sur la &quot;bosse&quot; en venant du marais.   <br clear="all" /></p>  </blockquote>  <hr />  <h2><a name="gabelle"></a>La gabelle</h2>  <p><img src="photo/marais1.gif" width="280" height="181" alt="Un marais salant" align="right" /></p>  <p>La Saintonge et les autres pays de l'ancienne Aquitaine, o&ugrave; se trouvaient la plupart des marais salants de la C&ocirc;te Atlantique, acquittaient une taxe particuli&egrave;re, dite du quart du sel ou <i>quartage</i>&nbsp;qui &eacute;tait per&ccedil;ue, soit &agrave; la sortie m&ecirc;me des marais salants, sur la valeur du sel major&eacute;e des frais de transport, soit &agrave; des bureaux &eacute;tablis &agrave; cet effet &agrave; Saintes, Tonnay-Charente et Pons, o&ugrave; les marchands apportaient leur sel. Cet imp&ocirc;t est &eacute;galement connu sous le nom de &quot;gabelle&quot;.</p>  <p>Le d&eacute;sir de faire produire &agrave; la gabelle un rendement sup&eacute;rieur amena en 1541 un changement radical dans la m&eacute;thode utilis&eacute;e pour calculer cet imp&ocirc;t. Le quartage fut remplac&eacute; par imp&ocirc;t unique de 44 livres tournois par muid de sel pris au marais salant&nbsp;: ce droit acquitt&eacute;, le sel pouvait circuler librement dans tout le royaume. Malgr&eacute; les sanctions tr&egrave;s s&eacute;v&egrave;res pr&eacute;vues, cet &eacute;dit ne fut jamais appliqu&eacute;.</p>  <p>Un nouvel &eacute;dit, le 7 avril 1542, ramena &agrave; 24 livres le droit de 44 livres par muid&nbsp;; mais ce droit atteignait le sel d'exportation et le sel de p&ecirc;che, qui &eacute;taient exon&eacute;r&eacute;s auparavant. Cette disposition ruinait les pays producteurs&nbsp;: l'Aunis et la Saintonge se soulev&egrave;rent. La r&eacute;volte fut surtout s&eacute;rieuse sur les c&ocirc;tes et sur l'&icirc;le d'Ol&eacute;ron. Fran&ccedil;ois premier vint &agrave; La Rochelle et proclama une amnistie compl&egrave;te, rapportant l'&eacute;dit de 1542.</p>  <p>Toutefois, l'id&eacute;e de r&eacute;forme n'est pas abandonn&eacute;. Les ordonnances du 6 juillet et du 6 d&eacute;cembre 1544 &eacute;tendirent le r&eacute;gime des greniers &agrave; sel &agrave; tout le royaume&nbsp;; des lettres patentes du 15 mars 1546 &eacute;tablirent l'affermage des greniers &agrave; sel.</p>  <p>A cette &eacute;poque, l'&icirc;le d'Ol&eacute;ron &eacute;tait mal remise des longues luttes de la guerre de Cent ans. La classe rurale, d&eacute;cim&eacute;e par les maladies et la disette, se r&eacute;volta contre la taxe nouvelle. Une v&eacute;ritable haine g&eacute;n&eacute;rale &eacute;clata, son cri d'insurrection&nbsp;: <i>Mort aux gabelleurs</i>.</p>  <p>La r&eacute;volte contre la gabelle &eacute;tait &agrave; peine finie, que les <a href="mage.php3#reforme">guerres de religion</a> d&eacute;butaient.</p>  </blockquote>  <hr /> <blockquote>  <table border="0">  <tr align="center"> <td><a href="index.php3#theme"><img width="38" src="img/themes.gif" alt="Themes" height="59" /></a></td>  <td><a href="moule.php3"><img width="38" src="img/iconnord.gif" alt="Nord" height="59" /></a></td> <td><a href="batteuse.php3"><img width="38" src="img/iconsud.gif" alt="Sud" height="59" /></a></td>      <td><a href="book.php3"><img width="46" src="img/book.gif" alt="Livre des visiteurs" height="58" /></a></td> </tr>  <tr align="center"> <td><a href="index.php3#theme">Sommaire</a></td>  <td><a href="moule.php3">Nurserie de moules</a></td> <td><a href="batteuse.php3">Batteuse de Chaucre</a></td>  <td><a href="book.php3">Livre des visiteurs</a></td> </tr> </table>  </blockquote>  <hr /> <!-- Begin of footer --> <hr />  <table> <tr> <td valign="middle"><a href="http://www.barebones.com/products/bbedit/built_with.html"> <img src="/img/bw_bbedit_small_4.gif" alt="Built With BBEdit" width="88" height="31"  border="0" /></a><br /> <img src="/img/php.gif" alt="Powered by PHP3" width="88" height="31" border="0" /></td>  <td><em>Pour joindre le webmasterr&nbsp;:&nbsp;<a href="mailto:didier@cabuzel.com">&lt;didier@cabuzel.com&gt;</a></em><br />   Du  au 31/03/2003,  acc&egrave;s &agrave; cette page.<br /> <em>Derni&egrave;re mise &agrave; jour le  10/03/2002 &agSun, 10 Mar 2002 09:31:10 +0000ave; 09h31</em> </td> <td valign="middle"><a href="/index.php3"><img src="../img/fruitlogo.gif" border="0" alt="www.cabuzel.com" title="www.cabuzel.com" width="41" height="36" hspace="6" /></a></td> </tr></table> </body> </html> 
