<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//IETF//DTD HTML//EN">    <html>    <head>  <meta http-equiv="Content-Type"  content="text/html; charset=iso-8859-1">  <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 2.0">  <title>vanhelmont</title>  <meta name="FORMATTER" content="Microsoft FrontPage 2.0">  </head>    <body stylesrc="index.htm" background="JAUNE.gif"  bgcolor="#FFFFFF">    <h1><font face="Arial">Jean-Baptiste van Helmont, <br>  le grand alchimiste Bruxellois</font></h1>    <hr>    <h3><font face="Arial">Biographie du Lonard de Vinci bruxellois</font></h3>    <p><font face="Arial">Ce mdecin et chimiste belge (il est n   Bruxelles en 1577) est l'auteur d'une des plus importantes  dcouvertes de la science, celle des gaz. Il reconnut d'abord la  prsence de l'acide carbonique et par dduction s'aperut  qu'il s'agissait l d'un corps chimique nouveau. II nous dit en  effet : &quot;cet esprit qui ne peut tre contenu dans des  vaisseaux ni tre rduit en un corps visible, je l'appelle d'un  nouveau nom : gaz&quot;. II reconnut aussi l'existence de  l'hydrogne sulfur dans le gros intestin de l'homme; il  constata la prsence d'un suc acide mis par l'estomac; il  prpara l'acide chlorhydrique, l'huile de soufre, l'actate  d'ammoniaque, etc.</font></p>    <p><font face="Arial">En 1618, alors qu'il travaillait dans son  laboratoire de Vilvorde, Van Helmont reut la visite d'un  inconnu qui voulait, dit-il, l'entretenir d'une matire les  intressant tous deux. Le savant pensa tout d'abord avoir  affaire  quelque confrre qui dsirait lui parler de sujets  mdicaux, mais l'inconnu se mit bientt  aborder l'art  hermtique. Van Helmont l'arrta tout de suite en lui disant  qu'il considrait que l'alchimie tait une superstition  dnue de toute ralit scientifique et qu'il ne voulait pas  en entendre parler. L'tranger lui dit alors : </font></p>    <blockquote>      <p><font face="Arial">&quot;Je comprends que vous ne      dsiriez point en disputer, Matre Van Helmont, mais      oseriez-vous vraiment prtendre que vous ne dsireriez      point voir ?&quot; </font></p>  </blockquote>    <p><font face="Arial">Surpris, le savant lui demanda ce qu'il  entendait exactement par voir. L'autre rpondit : </font></p>     <blockquote>      <p><font face="Arial">&quot;Ce n'est point une fable lorsque      je vous affirme que la Pierre philosophale existe et qu'elle      est doue d'un pouvoir transmutatoire. J'admets que vous ne      me croyiez point, mais, refuserez-vous si je vous donne un      morceau de cette Pierre et que je vous laisse oprer par      vous-mme ?</font></p>  </blockquote>    <p><font face="Arial">Van Helmont, pensant avoir affaire  un  fou ou  un charlatan, lui rpondit qu'il voulait bien   exprimenter lui-mme un morceau de la Pierre, tant entendu  que son interlocuteur le laisserait oprer seul et dans les  conditions choisies par lui. Il pensait ainsi dcourager le  personnage mais il n'en fut rien. Son visiteur accepta aussitt  et dposa sur une feuille de papier qui se trouvait sur la table  du chimiste quelques grains de d'une poussire que Van Helmont  dcrit ainsi : &quot;j'ai vu et manier la Pierre philosophale.  Elle avait la couleur du safran en poudre, elle tait lourde et  brillante comme le verre en morceaux.&quot; </font></p>    <p><font face="Arial">Cela fait, l'inconnu demanda  prendre  cong, comme Van Helmont dsirait savoir s'il reviendrait pour  constater les rsultats de l'exprience, son visiteur lui  rpondit que cela n'tait pas ncessaire puisqu'il tait  assur du succs de l'entreprise. En le raccompagnant, Van  Helmont lui demanda pourquoi il avait spcialement tenu  lui  faire faire cette exprience, et l'autre rpondit qu'il  dsirait &quot;convaincre l'illustre savant dont les travaux  honoraient son pays&quot;. </font></p>    <p><font face="Arial">Un peu branl par l'assurance de son  interlocuteur, le chimiste dcida de tenter l'exprience. Il  fit prparer par ses aides de laboratoire un creuset o il  plaa huit onces de mercure. Une fois le mtal fondu, il y  prcipita la petite quantit de matire que lui avait donn  l'inconnu, aprs l'avoir enveloppe dans un peu de papier,  comme son visiteur le lui avait bien recommand. Puis il plaa  un couvercle sur le creuset et attendit un quart d'heure; au bout  de ce temps, il fit inonder d'eau le creuset afin de le refroidir  brutalement et le cassa : au centre se trouvait un morceau d'or  d'un poids gal  celui du mercure qu'il y avait plac  initialement.</font></p>    <p><font face="Arial">Le rcit que je viens de faire n'est  nullement imaginaire, c'est Van Helmont lui-mme qui coucha par  crit et fit publier sous son nom et sous sa responsabilit  cette relation des vnements.</font></p>    <p><font face="Arial">Il eut en effet le courage et, pour tout  dire, l'esprit scientifique, de reconnatre publiquement son  erreur et de proclamer qu'il tait dsormais convaincu de la  ralit de fait alchimique. En souvenir de cette extraordinaire  exprience, il nomma un de ses fils <i>Mercurius</i>, et ce  dernier,  son tour, devint un fervent dfenseur de l'alchimie  puisqu'il convertit ensuite l'illustre philosophe Leibniz. Lisons  maintenant la conclusion de Louis Figuier : &quot;Van Helmont, le  chimiste le plus habile de sont temps, tait difficile   tromper; il tait lui-mme incapable d'imposture il n'avait  aucun intrt  mentir, puisqu'il ne tira jamais le moindre  partit de cette observation. Enfin, l'exprience ayant eu lieu  hors de la prsence de l'alchimiste, il tait difficile de  souponner une fraude. Van Helmont fut si bien tromp  ce  sujet, qu'il devint,  dater de ce jour, partisan avou de  l'alchimie.&quot; Il faut avouer que l'emploi du mot  &quot;tromp&quot; par Figuier ne manque pas de sel, car il  n'offre aucune explication raisonnable d'une ventuelle  tromperie. En fait, il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas  entendre; Van Helmont, par contre, me parat un exemple tout   fait remarquable d'un esprit scientifique ouvert, tel qu'il  devrait toujours tre. </font></p>    <h3><font face="Arial">LA VIE DU DIABOLIQUE DOCTEUR VAN HELMONT</font></h3>    <p><font face="Arial">Jean-Baptiste van Helmont vivait au temps  de Louis XIII. Philosophe, mdecin, alchimiste, physiologiste,  il exerait le magntisme animal au mpris des avertissements  de l'Inquisition. L'Eglise le disait fou, diabolique et  hrtique. Il fut emprisonn  Malines, clotr   Bruxelles, assign  rsidence jusqu' sa mort en 1644. </font></p>    <p><font face="Arial">Ses crimes ? </font></p>    <p><font face="Arial">Le rejet des dogmes de la science infuse  pour chercher la vrit par l'exprience, l'invention du  thermomtre ou la dcouverte du gaz ... . </font></p>    <p><font face="Arial">L'homme tait issu d'une famille  catholique de vieille noblesse flamande. Son pre fut auditeur  auprs de la Cour des Comptes du Brabant. Sur ordre du Duc  d'Albe, il fit dtruire les armoiries et saisir tous les biens  du Comte d'Egmont aprs sa dcapitation sur la Grand-Place. </font></p>    <p><font face="Arial">Le jeune docteur van Helmont fut trs  marqu par ce sombre pisode. Son indpendance d'esprit   l'gard de la toute puissance de l'Eglise en sortit renforce.  Il avait tudi la mdecine, la chimie et la philosophie   l'Universit Catholique de Louvain. A cette poque,  l'enseignement gravitait autour de la qute de la pierre  philosophale, tandis que la mdecine se gaussait de latin  savant.</font></p>    <p><font face="Arial">Jean-Baptiste van Helmont va bouleverser  les conceptions mdicales en rendant visite  ses patients.  Traditionnellement, les docteurs ne touchaient pas les malades.  Le diagnostic tait pos  la tte du client, Van Helmont  dcrira en latin et en nerlandais le fruit de ses  exprimentations, ne croyant que ce qu'il voyait. Toujours   l'afft d'une observation scientifique, il se pencha sur la  redfinition des lments.</font></p>    <p><font face="Arial">Au Moyen Age, la terre, l'air, l'eau et le  feu taient les bases sacres de la cration universelle.  Jean-Baptiste van Helmont fut parmi les premiers  mettre en  doute ces fondements. Intuitivement, il a renifl plusieurs  &quot;sortes d'air&quot;, en constatant un dgagement de CO2  dans l'eau de Spa. Il dfinit le phnomne en crant le mot  &quot;gaz&quot;.</font></p>    <p><font face="Arial">Trois sicles ont pass et un des ses  descendants, Jan van Helmont, a rassembl toutes les archives  disponibles sur son anctre. Avec l'aide d'un historien, il  vient d'diter la premire biographie de Lonard de Vinci  bruxellois. </font></p>    <h3><font face="Arial">BRUXELLES, CAPITALE MYSTIQUE DE L'ALCHIMIE</font></h3>     <p><font face="Arial">Tout le monde connat l'histoire de notre  vieille ville de Bruxelles, mais peu de personnes connaissent son  pass alchimique. </font></p>    <p><font face="Arial">Pourtant, il fut une poque o une fois  la nuit tombe, on apercevait parmi les soupiraux des caves  quelques tranges lueurs qui n'taient autres que celles des  fourneaux de nos bons vieux alchimistes. <br>  Leurs caves sentaient le soufre et le charbon et leur qute  tait celle de l'immortalit et de la transmutation du plomb en  or. </font></p>    <p><font face="Arial">On y trouve encore par ci, par l quelques  vestiges symboliques de leur trange savoir, pour cela il suffit  de parcourir les ruelles de notre Grand Place et tudier le  symbolisme de ses fresques. <br>  On se souviendra d'ailleurs d'un tonnant personnage nomm van  Helmont qui marqua l'histoire par son trange savoir sur la  science de l'absolu. </font></p>    <p><font face="Arial">Nous vous publions avec cet article la  recette du grand oeuvre ayant, parat-il, t crit par  l'alchimiste van Helmont et ceci en exclusivit car elle n'a  jamais t publie jusqu' ce jour ... alors,  vos  fourneaux.</font></p>    <h4><font face="Arial">La pierre des sages labores grce aux   trois vases philosophiques</font></h4>    <p><font face="Arial">VASE N1 : &quot;L'amalgame  philosophique&quot;</font></p>    <ul>      <li><font face="Arial">on rcolte de la ROSEE au printemps          dans des conditions astrologiques trs favorables           notre oeuvre. </font></li>      <li><font face="Arial">ensuite on DINAMISE cette rose en          l'exposant, dans un rcipient en ZINC, aux rayons de la          pleine lune. </font></li>  </ul>    <blockquote>      <p><font face="Arial">La rose, une fois dynamise, il ne      lui manque plus que son levain, qui est notre sel      &quot;ALCALI&quot; ou &quot;CARBONATE DE POTASSIUM&quot; en      solution sature et  la temprature de 70C. A ce stade,      on possde l'AMALGAME philosophique. </font></p>  </blockquote>    <p><font face="Arial">VASE N2 : la prparation du mercure  philosophique appel &quot;lion vert&quot; la lune</font></p>    <ul>      <li><font face="Arial">on place l'amalgame dans un vase          perc  la hauteur par les 2/3 d'un petit tuyau creu. </font></li>      <li><font face="Arial">ensuite, on le met circuler (SUBLIMER)           une temprature de 37C et pendant 7 mois, en          rajoutant petit  petit la nouvelle rose, au fur et           mesure que celle-ci diminue. </font></li>      <li><font face="Arial">l'amalgame en circulant va absorber          des levures naturelles cataliseuses en suspension dans          l'air ... on appelait jadis ces levures naturelles          &quot;poussires d'toiles&quot; ou feu secret. </font></li>      <li><font face="Arial">au bout de 7 mois, notre amalgame sera          transform en mercure philosophique appel          &quot;MOSTOC&quot; ou lion vert.</font></li>  </ul>    <p><font face="Arial">VASE N3 : l'adjonction du soufre ou  &quot;lion rouge&quot; - le soleil</font></p>    <ul>      <li><font face="Arial">le mercure prpar, ne demande que          la semence mtallique de notre pierre, &quot;notre          soufre&quot;. </font></li>      <li><font face="Arial">on rajoutera donc au mercure 1/10 de          soufre, c'est--dire du TRICLORURE D'OR pulvris ...          donc spar de l'acide chlorhydrique. </font></li>      <li><font face="Arial">on peut galement se servir de          l'ANTIMOINE prpar philosophiquement par le          &quot;REGULE ETOILE&quot;. </font></li>      <li><font face="Arial">le soufre et le mercure unis ensembles          seront enferms hermtiquement dans un vase et plac          durant une priode de 9 mois dans l'ATHANOR, un four          COSMOTELURIQUE  42C. </font></li>      <li><font face="Arial">trois couleurs principales se feront          paratre durant cette COCTION : le NOIR, le BLANC et le          ROUGE qui est notre pierre. </font></li>      <li><font face="Arial">aprs 9 mois, on spare le subtil de          l'pais, c'est--dire la pierre de son eau.</font></li>  </ul>    <h4><font face="Arial">La projection</font></h4>    <p><font face="Arial">On jettera dans du plomb liquide une  pince de la pierre, et aprs 4 jours de fusion, par palier le  plomb se changera en or. </font></p>    <p><font face="Arial">Pour trouver les paliers, la clef est dans  la musique.</font></p>    <h4><font face="Arial">La mdecine</font></h4>    <p><font face="Arial">En mdecine, on mettra 3 GRAINS de la  pierre dans 1 litre de vin rouge ... on laisse reposer 24h et ce  vin sera devenu une vritable triaque qui gurira toutes les  maladies et prolongera votre vie.</font></p>    <h4><font face="Arial">La multiplication de la pierre</font></h4>    <p><font face="Arial">La multiplication de la pierre se fait en  nouvelle coction o la pierre remplacera le soufre ... donc 1/10  de la pierre avec du nouveau mercure.</font></p>    <h3><font face="Arial">LA PIERRE PHILOSOPHALE</font></h3>    <p><font face="Arial">Habituellement, tous les alchimistes  consacraient l'essentiel de leur activit  transformer en or  les mtaux les plus ordinaires, du moins, ils essayaient. Ils  gardaient jalousement les secrets de leurs travaux jusqu'au  moment o ils taient tout prs de rendre l'me. Alors  seulement ils transmettaient leur savoir et leur exprience   un jeune disciple, comme le voulait la tradition. Le plus  souvent, leurs rvlations ne menaient  rien, car il ne  suffisait pas de suivre scrupuleusement une recette pour  fabriquer le noble mtal, paradoxalement, il fallait aussi  chasser de son coeur tout dsir de richesse. </font></p>    <p><font face="Arial">Comme bien d'autres, Thomas Charnock en fit  la cruelle exprience. N  une poque o la science et la  magie faisaient encore bon mnage, Thomas s'tait vou   l'alchimie alors que, jeune tudiant, il ne possdait que  quelques bribes de latin pour tout bagage intellectuel et pour  toute fortune une poigne de picettes provenant du modeste  hritage d'un parent loign. D'abord il avait voyag un peu  partout en qute d'un matre qui voult bien l'initier; et un  jour il tait arriv dans la ville de Bath o, lui avait-on  dit, un religieux pratiquait d'tranges expriences. C'tait  un vieillard dont la vie ne tenait qu' un fil, il n'avait plus  toute sa tte et avait presque perdu la vue. Nanmoins, il  s'tait rappele l'essentiel de ses formules et,  complaisamment, il avait divulgu  Thomas  peu prs tout ce  que celui-ci dsirait connatre.</font></p>    <p><font face="Arial">On ne sait pas en quoi consistaient ces  fameuses formules car la longue ligne des alchimistes qui en  assuraient la transmission est aujourd'hui teinte. Le processus  consistait, semble-t-il,  soumettre une solution trs dilue  de sels d'or  un cycle compliqu de douze distillations  successives de natures diffrentes. Si le chercheur s'y prenait  bien, il obtenait alors un caillou blanc trs dur, qui par la  suite, virait au rouge, c'tait ce qu'on appelait la pierre  philosophale, une substance mystrieuse qui non seulement  permettait de transmuter en or les mtaux ordinaires, mais aussi  de tout embellir, de gurir les maladies les plus malignes et  mme de redonner la jeunesse. </font></p>    <p><font face="Arial">Brlant d'enthousiasme et dsirant mettre  sans dlai en pratique ses nouvelles connaissances, Charnock  dpensa ses derniers deniers  installer un laboratoire dans le  vieux manoir dlabr o il avait lu domicile. Il fit  fabriquer le matriel ncessaire par des chaudronniers et des  verriers des environs, ne voulant pas rvler la nature de ses  travaux, il prtendit qu'il allait construire une tte  d'airain, dote de la parole, qui lui tiendrait compagnie  pendant les longues nuits d'hiver. Puis, il obtura toutes les  fentres de son laboratoire avec de lourds rideaux. </font></p>    <p><font face="Arial">Finalement tout fut prt. Il alluma le  four. Sur les tagres, d'pais flacons emplis de mercure,  d'ammoniaque, d'eau-forte, de poudre d'argent, de ppites d'or  disputaient la place  des livres relis en cuir et  des  parchemins poussireux couverts de pattes de mouches. Des  cornues, des alambics, des tts, des mortiers s'entassaient un  peu partout. Le coeur battant, Charnock se remmora tout ce  qu'il avait appris du religieux, tout ce qu'il avait lu dans les  grimoires, avant de se dcider  verser une mesure de  paillettes d'or dans un ballon d'eau rgale. Puis il transvasa  la solution dans une cornue. </font></p>    <p><font face="Arial">Le contenu de la cornue changeait d'aspect   l'issue de chaque cycle. Parfois la substance, saisie de  colre, mettait des vapeurs tranges, fort nocives, et  Charnock se dsesprait. D'autres fois elle devenait blanche,  laiteuse, et l'alchimiste reprenait espoir. Un jour elle devint  noire, visqueuse, un peu rpugnante et resta comme morte, dans  l'alambic. Charnock sentit le dcouragement le gagner, mais il  se reprit vite. Il recommena l'opration, il aboutit au mme  rsultat. Il retourna  ses livres, reprit tout depuis le  dbut, sans plus de succs. Mais il s'acharna, il tait  tellement obsd que, pendant les rares moments o il  succombait au sommeil, il invoquait  voix haute les noms des  grands matres : Ramon Lulle, Herms Trismegistus, Zozimus  l'Egytien. </font></p>    <p><font face="Arial">Il passait tout le jour  rgler le feu  et  contrler la distillation. La nuit, il cherchait dans les  grimoires les raisons de ses checs. Il ne sortait que pour  respirer lorsque les vapeurs d'acide devenaient trop paisses. </font></p>    <p><font face="Arial">Il y avait srement une erreur dans ses  calculs, dans ses doses, ou dans ses manipulations; car qui  aurait pu douter un seul instant des dires et des crits des  grands matres ? Il tudia la nature des lments, les  proprits des matires, il consulta les cartes astrologiques  et dtermina les moments o les conjonctions des plantes  taient favorables. Trismegistus n'avait-il pas dclar que le  bas tait le reflet du haut ? </font></p>    <p><font face="Arial">Bien qu'il persistt avec acharnement dans  ses travaux, le succs le fuyait toujours. Avec le temps, sa  passion s'tait assagie et une sorte de srnit s'tait  installe dans son me. La crainte de l'chec ne troublait  plus ses nuits et l'entretien de son four tait devenu une  rgle de vie, presque une fin en soi. </font></p>    <p><font face="Arial">En mme temps, ses capacits de  concentration et de rflexion augmentaient. Il dcouvrit que  ses sautes d'humeur affectaient la matire qui se formait dans  la cornue. Quand il tait calme, le processus semblait se  drouler favorablement, s'il tait soucieux, le liquide  devenait aussi sombre que sa mlancolie. </font></p>    <p><font face="Arial">Finalement, un jour, aprs bien des  annes, la matire devint blanche et se solidifia au fond de  l'alambic. Pourtant Charnock avait procd comme d'habitude, il  comprit que le changement observ dans la cornue tait  semblable  celui qui s'tait opr en lui. Il faillit  succomber  la jubilation mais il parvint  se dominer et il  continue calmement le cycle de distillation. Il vit alors  apparatre une petite tache rose au milieu de la pierre  blanche puis toute la matire tourna au rouge sang. Alors, ne  pouvant plus contenir son exaltation, il saisit la pierre rouge  et la plongea dans un chaudron empli de plomb fondu. Le mtal  bouillant fusa, crachota et brusquement il prit la couleur de  l'or. Aprs vingt annes d'efforts incessants, Thomas Charnock  avait atteint sont but. </font></p>    <p><font face="Arial">Il ne tenta pas d'exploiter sa dcouverte  pour s'enrichir et goter enfin aux vains plaisirs terrestres.  Il se contenta de ce qu'il venait d'obtenir. Il lui avait fallu  longtemps pour comprendre que l'important n'tait pas le but,  mais la faon d'y parvenir. Cette longue qute de l'absolu  avait fait de lui un sage et lui avait apport bien plus que  tout l'or du monde.</font></p>    <hr>    <p align="center"><font size="2" face="Arial">[</font><a  href="editodec.htm"><font size="2" face="Arial">Editorial</font></a><font  size="2" face="Arial">] </font><font color="#FFFFFF" size="2"  face="Arial">--</font><font size="2" face="Arial">[</font><a  href="bienvenu.htm"><font size="2" face="Arial">Accueil</font></a><font  size="2" face="Arial">]</font><font color="#FFFFFF" size="2"  face="Arial">--</font><font size="2" face="Arial"> [</font><a  href="voyages.htm"><font size="2" face="Arial">Voyages  Initiatiques</font></a><font size="2" face="Arial">] </font><font  color="#FFFFFF" size="2" face="Arial">-</font><font size="2"  face="Arial"> [</font><a href="activite.htm"><font size="2"  face="Arial">Activits</font></a><font size="2" face="Arial">] </font><font  color="#FFFFFF" size="2" face="Arial">-</font><font size="2"  face="Arial"> [</font><a href="themes.htm"><font size="2"  face="Arial">Sujets</font></a><font size="2" face="Arial">] </font><font  color="#FFFFFF" size="2" face="Arial">-</font><font size="2"  face="Arial"> [</font><a href="projets.htm"><font size="2"  face="Arial">Projets</font></a><font size="2" face="Arial">]<br>  [</font><a href="liens.htm"><font size="2" face="Arial">Liens  intressants</font></a><font size="2" face="Arial">]</font><font  color="#FFFFFF" size="2" face="Arial">-- </font><font  color="#000000" size="2" face="Arial">[</font><a  href="mailto:rotasolis@netropolis.be"><font size="2" face="Arial">Nous  crire</font></a><font size="2" face="Arial">] </font><font  color="#FFFFFF" size="2" face="Arial">-</font><font size="2"  face="Arial"> [</font><a href="faq.htm"><font size="2"  face="Arial">FAQ</font></a><font size="2" face="Arial">]</font></p>  </body>  </html>  
