<head> <title>J.B. van Helmont biography</title> <LINK href="menu.css" type=text/css rel=stylesheet> </head> <body background="blankbg1.gif" text="Black" link="Maroon" vlink="#660000" alink="#CCCC99"> <!-- banner -->  <img src="flask_animation2.gif" width="101" height="142" border="0" alt=""  align="top">  <img src="website3.gif" width="600" height="120" border="0" alt="">  <table width="100%"> <tr> <td valign="top">  <table width="140"> <tr> <td valign="top">   <!-- menu column -->  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img src="flames.gif" width="30" height="60" border="0" alt=""><br><br>    <a href="index.html" onMouseOver="image1.src='homedown.gif';" onMouseOut="image1.src='homeup.gif';">  <img src="homeup.gif" name="image1" border="0"></a>   <a href="texts.html" onMouseOver="image2.src='textsdown.gif';" onMouseOut="image2.src='textsup.gif';">  <img src="textsup.gif" name="image2" border="0"></a>   <a href="images_s.html" onMouseOver="image3.src='imagerydown.gif';" onMouseOut="image3.src='imageryup.gif';">  <img src="imageryup.gif" name="image3" border="0"></a>   <a href="articles.html" onMouseOver="image4.src='articlesdown.gif';" onMouseOut="image4.src='articlesup.gif';">  <img src="articlesup.gif" name="image4" border="0"></a>   <a href="bibliog.html" onMouseOver="image5.src='bibliographydown.gif';" onMouseOut="image5.src='bibliographyup.gif';">  <img src="bibliographyup.gif" name="image5" border="0"></a>   <a href="amcldraw.html" onMouseOver="image6.src='galleriesdown.gif';" onMouseOut="image6.src='galleriesup.gif';">  <img src="galleriesup.gif" name="image6" border="0"></a>   <a href="physical.html" onMouseOver="image7.src='practicaldown.gif';" onMouseOut="image7.src='practicalup.gif';">  <img src="practicalup.gif" name="image7" border="0"></a>   <a href="present_.html" onMouseOver="image8.src='resourcesdown.gif';" onMouseOut="image8.src='resourcesup.gif';">  <img src="resourcesup.gif" name="image8" border="0"></a>   <a href="http://www.alchemywebsite.com/bookshop/study_course.html" onMouseOver="image9.src='studycoursesdown.gif';" onMouseOut="image9.src='studycoursesup.gif';">  <img src="studycoursesup.gif" name="image9" border="0"></a>   <a href="http://www.alchemy.dial.pipex.com" onMouseOver="image10.src='bookshopdown.gif';" onMouseOut="image10.src='bookshopup.gif';">  <img src="bookshopup.gif" name="image10" border="0"></a>   <a href="e_mail_g.html" onMouseOver="image11.src='discussionsdown.gif';" onMouseOut="image11.src='discussionsup.gif';">  <img src="discussionsup.gif" name="image11" border="0"></a>   <!-- Maroon bar in menu--> <hr align="left" color="Maroon">  <a href="info.html" onMouseOver="image12.src='addressdown.gif';" onMouseOut="image12.src='addressup.gif';">  <img src="addressup.gif" name="image12" border="0"></a>   <a href="adam.html" onMouseOver="image13.src='creatordown.gif';" onMouseOut="image13.src='creatorup.gif';">  <img src="creatorup.gif" name="image13" border="0"></a>   <!-- Maroon bar in menu--> <hr align="left" color="Maroon">  <a href="find.html" onMouseOver="image14.src='searchdown.gif';" onMouseOut="image14.src='searchup.gif';">  <img src="searchup.gif" name="image14" border="0"></a>     </td> </tr> </table>  </td> <td valign="top">  <!-- main column -->  <table width="100%"> <tr> <td valign="top"> <!-- main text -->   <h2>J.B. van Helmont biography</h2>      <hr> <center><h3>DR. J.B. van HELMONT<p> <br> biographie du Lonard de Vinci bruxellois</h3> <p> <img src="images/helmont_.jpg" width=422 height=534 border=0></center><p>  Ce mdecin et chimiste belge (il est n  Bruxelles en 1577) est I'auteur d'une des plus importantes dcouvertes de la science, celle des gaz. Il reconnut d'abord la prsence de I'acide carbonique et par dduction s'aperut qu'il s'agissait I d'un corps chimique nouveau.  II nous dit en effet : "cet esprit qui ne peut tre contenu dans des vaisseaux ni tre rduit en un corps visible, je I'appelle d'un nouveau nom : gaz". II reconnut aussi I'existence de I'hydrogne sulfur dans le gros intestin de I'homme; il constata la prsence d'un suc acide mis par I'estomac; il prpara I'acide chlorhydrique, I'huile de soufre, I'actate d'ammoniaque, etc.<p> <p> En 1618, alors qu'il travaillait dans son laboratoire de Vilvorde, Van Helmont reut la visite d'un inconnu qui voulait, dit-il, I'entretenir d'une matire les intressant tous deux.  Le savant pensa tout d'abord avoir affaire  quelque confrre qui dsirait lui parler de sujets mdicaux, mais I'inconnu se mit bientt  aborder I'art hermtique.  Van Helmont I'arrta tout de suite en lui disant qu'il considrait que I'alchimie tait une superstition dnue de toute ralit scientifique et qu'il ne voulait pas en entendre parler.  L'tranger lui dit alors :<p> "je comprends que vous ne dsiriez point en disputer, Matre Van Helmont, mais oseriez-vous vraiment prtendre que vous ne dsireriez point voir ?"<p> Surpris, le savant lui demanda ce qu'il entendait exactement par voir.  L'autre rpondit :<p> "Ce n'est point une fable lorsque je vous affirme que la Pierre philosophale existe et qu'elle est doue d'un pouvoir transmutatoire.  J'admets que vous ne me croyiez point, mais, refuserez-vous si je vous donne un morceau de cette Pierre et que je vous laisse oprer par vous-mme ?<p> <p> Van Helmont, pensant avoir affaire  un fou ou  un charlatan, lui rpondit qu'il voulait bien exprimenter lui-mme un morceau de la Pierre, tant entendu  que son interlocuteur le laisserait oprer seul et dans les conditions choisies par lui.  Il pensait ainsi dcourager le personnage mais il n'en fut rien.  Son visiteur accepta aussitt et dposa sur une feuille de papier qui se trouvait sur la table du chimiste quelques grains de d'une poussire que Van Helmont dcrit ainsi : "j'ai vu et manier la Pierre philosophale.  Elle avait la couleur du safran en poudre, elle tait lourde et brillante comme le verre en morceaux."<p> <p> Cela fait, l'inconnu demanda  prendre cong, comme Van Helmont dsirait savoir s'il reviendrait pour constater les rsultats de l'exprience, son visiteur lui rpondit que cela n'tait pas ncessaire puisqu'il tait assur du succs de l'entreprise.  En le raccompagnant, Van Helmont lui demanda pourquoi il avait spcialement tenu  lui faire faire cette exprience, et l'autre rpondit qu' il dsirait "convaincre l'illustre savant dont les travaux honoraient son pays".<p> <p> Un peu branl par l'assurance de son interlocuteur, le chimiste dcida de tenter l'exprience.  Il fit prparer par ses aides de laboratoire un creuset o il plaa huit onces de mercure.  Une fois le mtal fondu, il y prcipita la petite quantit de matire que lui avait donn l'inconnu, aprs l'avoir enveloppe dans un peu de papier, comme son visiteur le lui avait bien recommand.  Puis il plaa un couvercle sur le creuset et attendit un quart d'heure; au bout de ce temps, il fit inonder d'eau le creuset afin de le refroidir brutalement et le cassa : au centre se trouvait un morceau d'or d'un poids gal  celui du mercure qu'il y avait plac initialement.<p> <p> Le rcit que je viens de faire n'est nullement imaginaire, c'est Van Helmont lui-mme qui coucha par crit et fit publier sous son nom et sous sa responsabilit cette relation des vnements.<p> <p> Il eut en effet le courage et, pour tout dire, l'esprit scientifique, de reconnatre publiquement son erreur et de proclamer qu'il tait dsormais convaincu de la ralit de fait alchimique.  En souvenir de cette extraordinaire exprience, il nomma un de ses fils Mercurius, et ce dernier,  son tour, devint un fervent dfenseur de l'alchimie puisqu'il convertit ensuite l'illustre philosophe Leibniz.  Lisons maintenant la conclusion de Louis Figuier : "Van Hemont, le chimiste le plus habile de sont temps, tait difficile  tromper; il tait lui-mme incapable d'imposture il n'avait aucun intrt  mentir, puisqu'il ne tira jamais le moindre partit de cette observation.  Enfin, l'exprience ayant eu lieu hors de la prsence de l'alchimiste, il tait difficile de souponner une fraude.  Van Helmont fut si bien tromp  ce sujet, qu'il devint,  dater de ce jour, partisan avou de l'alchimie."  Il faut avouer que l'emploi du mot "tromp" par Figuier ne manque pas de sel, car il n'offre aucune explication raisonnable d'une ventuelle tromperie.  En fait, il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre; Van Helmont, par contre, me parat un exemple tout  fait remarquable d'un esprit scientifique ouvert, tel qu'il devrait toujours tre.<p> <p> <center><h4>LA VIE DU DIABOLIQUE DOCTEUR VAN HELMONT</h4></center><p> <p>  Jean-Baptiste van Helmont vivait au temps de Louis XIII.  Philosophe, mdecin, alchimiste, physiologiste, il exerait le magntisme animal au mpris des avertissements de l'Inquisition.  L'Eglise le disait fou, diabolique et hrtique.  Il fut emprisonn  Malines, clotr  Bruxelles, assign  rsidence jusqu' sa mort en 1644.<p> Ses crimes ? <p> Le rejet des dogmes de la science infuse pour chercher la vrit par l'exprience, l'invention du thermomtre ou la dcouverte du gaz ... .<p> L'homme tait issu d'une famille catholique de vieille noblesse flamande.  Son pre fut auditeur auprs de la Cour des Comptes du Brabant.  Sur ordre du Duc d'Albe, il fit dtruire les armoiries et saisir tous les biens du Comte d'Egmont aprs sa dcapitation sur la Grand-Place.<p> <p> Le jeune docteur van Helmont fut trs marqu par ce sombre pisode.  Son indpendance d'esprit  l'gard de la toute puissance de l'Eglise en sortit renforce.  Il avait tudi la mdecine, la chimie et la philosophie  l'Universit Catholique de Louvain.  A cette poque, l'enseignement gravitait autour de la qute de la pierre philosophale, tandis que la mdecine se gaussait de latin savant.<p> <p> Jean-Baptiste van Helmont va bouleverser les conceptions mdicales en rendant visite  ses patients.  Traditionnellement, les docteurs ne touchaient pas les malades.  Le diagnostic tait pos  la tte du client, Van Helmont dcrira en latin et en nerlandais le fruit de ses exprimentations, ne croyant que ce qu'il voyait.  Toujours  l'afft d'une observation scientifique, il se pencha sur la redfinition des lments.<p> <p> Au Moyen Age, la terre, l'air, l'eau et le feu taient les bases sacres de la cration universelle.  Jean-Baptiste van Helmont fut parmi les premiers  mettre en doute ces fondements.  Intuitivement, il a renifl plusieurs "sortes d'air", en constatant un dgagement de CO2 dans l'eau de Spa.  Il dfinit le phnomne en crant le mot "gaz".<p> <p> Trois sicles ont pass et un des ses descendants, Jan van Helmont, a rassembl toutes les archives disponibles sur son anctre.  Avec l'aide d'un historien, il vient d'diter la premire biographie de Lonard de Vinci bruxellois.<p> <p> <h4><center>BRUXELLES, CAPITALE MYSTIQUE DE L'ALCHIMIE</center></h4><p> <p> Tout le monde connat l'histoire de notre vieille ville de Bruxelles, mais peu de personnes connaissent son pass  alchimique.<p> Pourtant, il fut une poque o une fois la nuit tombe, on apercevait parmi les soupiraux des caves quelques tranges lueurs qui n'taient autres que celles des fourneaux de nos bons vieux alchimistes.<p> Leurs caves sentaient le soufre et le charbon et leur qute tait celle de l'immortalit et de la transmutation du plomb en or.<p> On y trouve encore par ci, par l quelques vestiges symboliques de leur trange savoir, pour cela il suffit de parcourir les ruelles de notre Grand Place et tudier les symbolismes de ses fresques.<p> On se souviendra d'ailleurs d'un trange personnage nomm van Helmont qui marqua l'histoire par son trange savoir sur la science de l'absolu.<p> Nous vous publions avec cet article la recette du grand oeuvre ayant, parat-il, t crit par l'alchimiste van Helmont et ceci en exclusivit car elle n'a jamais t publie jusqu' ce jour ... alors,  vos fourneaux.<p> <p> La pierre des sages labores grce aux trois vases philosophiques<p> <p> VASE N&deg;1 : "L'amalgame philosophique"<p> <ul>	 <li>on rcolte de la ROSEE au printemps dans des conditions astrologiques trs favorables  notre oeuvre.<br> <li>ensuite on DINAMISE cette rose en l'exposant, dans un rcipient en ZINC, aux rayons de la pleine lune.<br> <li>La rose, une fois dynamise, il ne lui manque plus que son levain, qui est notre sel "ALCALI" ou "CARBONATE DE POTASSIUM" en solution sature et  la temprature de 70&deg;C.  A ce stade, on possde l'AMALGAME philosophique.<br> </ul>  <p> VASE N&deg;2 : la prparation du mercure philosophique appel "lion vert" la lune<p> <ul> <li>on place l'amalgame dans un vase perc  la hauteur par les 2/3 d'un petit tuyau creu.<br> <li>ensuite, on le met circuler (SUBLIMER)  une temprature de 37&deg;C et pendant 7 mois, en rajoutant petit  petit la nouvelle rose, au fur et  mesure que celle-ci diminue.<br> <li>l'amalgame en circulant va absorber des levures naturelles cataliseuses en suspension dans l'air ... on appelait jadis ces levures naturelles "poussires d'toiles" ou feu secret.<br> <li>au bout de 7 mois, notre amalgame sera transform en mercure philosophique appel "MOSTOC" ou lion vert.<br> </ul> <p> VASE N&deg;3 : l'adjonction du soufre ou "lion rouge" - le soleil<p> <ul> <li>le mercure prpar, ne demande que la semence mtallique de notre pierre, "notre soufre".<br> <li>on rajoutera donc au mercure 1/10 de soufre, c'est--dire du TRICLORURE D'OR pulvris ... donc spar de l'acide chlorhydrique.<br> <li>on peut galement se servir de l'ANTIMOINE prpar philosophiquement par le "REGULE ETOILE".<br> <li>le soufre et le mercure unis ensembles seront enferms hermtiquement dans un vase et plac durant une priode de 9 mois dans l'ATHANOR, un four COSMOTELURIQUE  42&deg;C.<br> <li>trois couleurs principales se feront paratre durant cette COCTION : le NOIR, le BLANC et le ROUGE qui est notre pierre.<br> <li>aprs 9 mois, on spare le subtil de l'pais, c'est--dire la pierre de son eau.<br> </ul> La projection<p> <p> On jettera dans du plomb liquide une pince de la pierre, et aprs 4 jours de fusion, par palier le plomb se changera en or.<p> Pour trouver les paliers, la clef est dans la musique.<p> <p> La mdecine<p> <p> En mdecine, on mettra 3 GRAINS de la pierre dans 1 litre de vin rouge ... on laisse reposer 24h et ce vin sera devenu une vritable triaque qui gurira toutes les maladies et prolongera votre vie.<p> <p> La multiplication de la pierre<p> <p> La multiplication de la pierre se fait en nouvelle coction o la pierre remplacera le soufre ... donc 1/10 de la pierre avec du nouveau mercure.<p> <p> <p> <center><h4>LA PIERRE PHILOSOPHALE</h4></center><p> <p> Habituellement, tous les alchimistes consacraient l'essentiel de leur activit  transformer en or les mtaux les plus ordinaires, du moins, ils essayaient.  Ils gardaient jalousement les secrets de leurs travaux jusqu'au moment o ils taient tout prs de rendre l'me.  Alors seulement ils transmettaient leur savoir et leur exprience  un jeune disciple, comme le voulait la tradition.  Le plus souvent, leurs rvlations ne menaient  rien, car il ne suffisait pas de suivre scrupuleusement une recette pour fabriquer le noble mtal, paradoxalement, il fallait aussi chasser de son coeur tout dsir de richesse.<p> Comme bien d'autres, Thomas Charnock en fit la cruelle exprience.  N  une poque o la science et la magie faisaient encore bon mnage,  Thomas s'tait vou  l'alchimie alors que, jeune tudiant, il ne possdait que quelques bribes de latin pour tout bagage intellectuel et pour toute fortune une poigne de picettes provenant du modeste hritage d'un parent loign.  D'abord il avait voyag un peu partout en qute d'un matre qui voult bien l'initier; et un jour il tait arriv dans la ville de Bath o, lui avait-on dit, un religieux pratiquait d'tranges expriences.  C'tait un vieillard dont la vie ne tenait qu' un fil, il n'avait plus toute sa tte et avait presque perdu la vue.  Nanmoins, il s'tait rappele l'essentiel de ses formules et, complaisamment, il avait divulgu  Thomas  peu prs tout ce que celui-ci dsirait connatre.<p> <p> On ne sait pas en quoi consistaient ces fameuses formules car la longue ligne des alchimistes qui en assuraient la transmission est aujourd'hui teinte.  Le processus consistait, semble-t-il,  soumettre une solution trs dilue de sels d'or  un cycle compliqu de douze distillations successives de natures diffrentes.  Si le chercheur s'y prenait bien, il obtenait alors un caillou blanc trs dur, qui par la suite, virait au rouge, c'tait ce qu'on appelait la pierre philosophale, une substance mystrieuse qui non seulement permettait de transmuter en or les mtaux ordinaires, mais aussi de tout embellir,  de gurir les maladies les plus malignes et mme de redonner la jeunesse.<p> Brlant d'enthousiasme et dsirant mettre sans dlai en pratique ses nouvelles connaissances, Charnock dpensa ses derniers deniers   installer un laboratoire dans le vieux manoir dlabr o il avait lu domicile.  Il fit fabriquer le matriel ncessaire par des chaudronniers et des verriers des environs, ne voulant pas rvler la nature de ses travaux, il prtendit qu'il allait construire une tte d'airain, dote de la parole, qui lui tiendrait compagnie pendant les longues nuits d'hiver.  Puis, il obtura toutes les fentres de son laboratoire avec de lourds rideaux.<p> Finalement tout fut prt.  Il alluma le four.  Sur les tagres, d'pais flacons emplis de mercure, d'ammoniaque, d'eau-forte, de poudre d'argent, de ppites d'or disputaient la place  des livres relis en cuir et  des parchemins poussireux couverts de pattes de mouches.  Des cornues, des alambics, des tts, des mortiers s'entassaient un peu partout.  Le coeur battant, Charnock se remmora tout ce qu'il avait appris du religieux, tout ce qu'il avait lu dans les grimoires, avant de se dcider  verser une mesure de paillettes d'or dans un ballon d'eau rgale.  Puis il transvasa la solution dans une cornue.<p> Le contenu de la cornue changeait d'aspect  l'issue de chaque cycle.  Parfois la substance, saisie de colre, mettait des vapeurs tranges, fort nocives, et Charnock se dsesprait.  D'autres fois elle devenait blanche, laiteuse, et l'alchimiste reprenait espoir.  Un jour elle devint noire, visqueuse, un peu rpugnante et resta comme morte, dans l'alambic.  Charnock sentit le dcouragement le gagner, mais il se reprit vite.  Il recommena l'opration, il aboutit au mme rsultat.  Il retourna  ses livres, reprit tout depuis le dbut, sans plus de succs.  Mais il s'acharna, il tait tellement obsd que, pendant les rares moments o il succombait au sommeil, il invoquait  voix haute les noms des grands matres : Ramon Lulle, Herms Trismegistus, Zozimus l'Egytien.<p> Il passait tout le jour  rgler le feu et  contrler la distillation.  La nuit, il cherchait dans les grimoires les raisons de ses checs.  Il ne sortait que pour respirer lorsque les vapeurs d'acide devenaient trop paisses.<p> Il y avait srement une erreur dans ses calculs, dans ses doses, ou dans ses manipulations; car qui aurait pu douter un seul instant des dires et des crits des grands matres ?  Il tudia la nature des lments, les proprits des matires, il consulta les cartes astrologiques et dtermina les moments o les conjonctions des plantes taient favorables.  Trismegistus n'avait-il pas dclar que le bas tait le reflet du haut ?<p> Bien qu'il persistt avec acharnement dans ses travaux, le succs le fuyait toujours.  Avec le temps, sa passion s'tait assagie et une sorte de srnit s'tait installe dans son me.  La crainte de l'chec ne troublait plus ses nuits et l'entretien de son four tait devenu une rgle de vie, presque une fin en soi.<p> En mme temps, ses capacits de concentration et de rflexion augmentaient.  Il dcouvrit que ses sautes d'humeur affectaient la matire qui se formait dans la cornue.  Quand il tait calme, le processus semblait se drouler favorablement, s'il tait soucieux, le liquide devenait aussi sombre que sa mlancolie.<p> Finalement, un jour, aprs bien des annes, la matire devint blanche et se solidifia au fond de l'alambic.  Pourtant Charnock avait procd comme d'habitude, il comprit que le changement observ dans la cornue tait semblable  celui qui s'tait opr en lui.  Il faillit succomber  la jubilation mais il parvint  se dominer et il continue calmement le cycle de distillation.  Il vit alors apparatre une petite tache rose au milieu de la pierre blanche puis toute la matire tourna au rouge sang.  Alors, ne pouvant plus contenir son exaltation, il saisit la pierre rouge et la plongea dans un chaudron empli de plomb fondu.  Le mtal bouillant fusa, crachota et brusquement il prit la couleur de l'or.  Aprs vingt annes d'efforts incessants, Thomas Charnock avait atteint sont but.<p> Il ne tenta pas d'exploiter sa dcouverte pour s'enrichir et goter enfin aux vains plaisirs terrestres.  Il se contenta de ce qu'il venait d'obtenir.  Il lui avait fallu longtemps pour comprendre que l'important n'tait pas le but, mais la faon d'y parvenir.  Cette longue qute de l'absolu avait fait de lui un sage et lui avait apport bien plus que tout l'or du monde.<p>   
