<html> <head> <title>La fossilisation des macrorestes v&eacute;g&eacute;taux</title> <meta name="keywords" content="palobotanique, musum, palontologie, palaeobotany, palynology"> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <link rel="stylesheet" href="../pal.css" type="text/css"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" leftmargin="5" topmargin="5" marginwidth="5" marginheight="5"> <!-- ancre haut de page --> <a name="haut"></a>  <table width="600" border="0" cellspacing="0" cellpadding="5">      <tr>      <td valign="middle" align="center" class="titre1"> La fossilisation des macrorestes        v&eacute;g&eacute;taux<br>       <span class="commentaire">(types les plus courants de fossilisation)</span></td>   </tr>   <tr>      <td valign="top" >        <p><b>La fossilisation en empreinte</b> (exemple : des feuilles visibles          sur une strate argileuse...) : il s'agit surtout d'une empreinte &quot;m&eacute;canique&quot;.          Les feuilles, emport&eacute;es par le vent puis entra&icirc;n&eacute;es          par un ruisseau, ont fini par se d&eacute;poser bien &agrave; plat sur          la vase au fond d'un mar&eacute;cage, dans un milieu de s&eacute;dimentation          calme ; elles furent ensuite petit &agrave; petit recouvertes par de fins          apports boueux successifs, produits de l'&eacute;rosion apport&eacute;s          par le ruisseau, au gr&eacute; des saisons et de leurs intemp&eacute;ries...          Des millions d'ann&eacute;es plus tard, le temps a achev&eacute; son &#156;uvre          : cette vase s'est durcie, ass&eacute;ch&eacute;e, transform&eacute;e          en une roche argileuse, c'est le ph&eacute;nom&egrave;ne de diagen&egrave;se.          La marque du temps est encore lisible : c'est la lamination ou le feuilletage          horizontal qui mat&eacute;rialisent souvent les &eacute;tapes de la s&eacute;dimentation.          Clivons cette argile selon l'un de ces plans : le grand livre des archives          s&eacute;dimentaires va s'offrir au regard, la page visible correspond          &agrave; un instant fig&eacute; de l'histoire de la Terre... C'est un          livre illustr&eacute; que le pal&eacute;obotaniste vient d'ouvrir &agrave;          l'aide du marteau du g&eacute;ologue : il observe les images de ces feuilles,          &agrave; pr&eacute;sent fossilis&eacute;es, et tentera d'en d&eacute;finir          l'affinit&eacute;. Ces fossiles ont surtout conserv&eacute;, en empreinte,          le contour et les reliefs de chaque feuille, en quelque sorte finement          moul&eacute;s par l'impalpable vase initiale (par exemple, le d&eacute;licat          r&eacute;seau de nervures) ; s'ils sont souvent de teinte fonc&eacute;e,          c'est que l'argile reste impr&eacute;gn&eacute;e de la mati&egrave;re          organique originelle du limbe.</p>       <p><b>La fossilisation en volume</b> (exemple : un &eacute;chantillon de          bois min&eacute;ralis&eacute;) : la structure ligneuse est conserv&eacute;e          &quot;&agrave; l'identique&quot;, en volume. Pour que ce type de fossilisation          se r&eacute;alise, il faut d'abord que le fragment de bois mort (tronc,          branche...) ait &eacute;t&eacute; immerg&eacute; dans un &eacute;tang          en milieu r&eacute;ducteur, c'est-&agrave;-dire &agrave; l'abri de l'oxydation          qui d&eacute;truirait la mati&egrave;re organique. Certains ions doivent          ensuite &ecirc;tre pr&eacute;sents dans l'eau qui baigne le &quot;v&eacute;g&eacute;tal&quot;,          g&eacute;n&eacute;ralement du silicium : un ph&eacute;nom&egrave;ne d'&eacute;change          mol&eacute;culaire peut alors se produire, aboutissant &agrave; la substitution,          mol&eacute;cule &agrave; mol&eacute;cule, de la mati&egrave;re organique          du bois, lentement remplac&eacute;e par de la mati&egrave;re min&eacute;rale,          en l'occurrence souvent de la silice. Cette &quot;impr&eacute;gnation&quot;          du bois par de la silice se produit &agrave; partir d'innombrables germes          &eacute;pars, depuis lesquels rayonne le min&eacute;ral qui finit par          occuper tout l'espace, lumi&egrave;res intracellulaires comprises. L'&eacute;change          est si pr&eacute;cis, si fin que cette mati&egrave;re min&eacute;rale          s'est extraordinairement calqu&eacute;e sur la trame v&eacute;g&eacute;tale,          dont elle a respect&eacute; les plus fins d&eacute;tails, mimant &eacute;tonnamment          l'intime structure cellulaire. Un tel bois fossile, dit min&eacute;ralis&eacute;          ou permin&eacute;ralis&eacute; (le plus souvent silicifi&eacute;), a conserv&eacute;          son volume, son aspect et son anatomie, qui peut &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute;e          au microscope.</p>       <p>Quoi qu'il en soit, il faut garder &agrave; l'esprit que la fossilisation          reste un ph&eacute;nom&egrave;ne tout &agrave; fait exceptionnel : m&ecirc;me          si les roches s&eacute;dimentaires rec&egrave;lent d'innombrables fossiles,          un nombre infiniment sup&eacute;rieur d'&ecirc;tres vivants ont exist&eacute;          et se sont r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;teints au long de toutes          les p&eacute;riodes g&eacute;ologiques, puis ont disparu &agrave; jamais.          Ces myriades d'individus si divers furent vite oubli&eacute;s par la nature,          qui a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; int&eacute;gralement les recycler :          ils auront &eacute;chapp&eacute; &agrave; cette m&eacute;moire min&eacute;rale          qu'est la fossilisation. Quelques-uns, heureusement &eacute;pargn&eacute;s,          t&eacute;moignent du foisonnement de ces vies r&eacute;volues et offrent          au pal&eacute;ontologue leur image surgie de la nu&eacute;e des temps,          afin qu'il d&eacute;m&ecirc;le le fil conducteur et en tisse la trame          de l'&eacute;volution.</p>       </td>   </tr>   <tr>      <td valign="top" >        <div align="right"><a href="#haut"><img src="../images/fleche_ht.gif" width="23" height="32" alt="Haut de page" border="0"></a></div>     </td>   </tr>   <tr>     <td valign="top" class="commentaire" >&nbsp;</td>   </tr> </table> </body> </html> 
