Curriculum Vitæ de Christian Retoré


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Je fais de la logique depuis "toujours" et, dans ce cadre logique, je m'intéresse à la modélisation ainsi qu' à l'analyse automatique du langage naturel, de sa syntaxe et surtout de sa sémantique — cet aspect, l'étude logique du sens véhiculé par le langage étant devenu prépondérant au fil des années.


Plus sérieusement, quelques sujets de recherche: 

  1. Logique Thématiquement, mes recherches portaient initialement sur les preuves de la logique linéaire en particulier non commutative, aussi bien sur leur structure combinatoire (graphes, cographes, couplages) que sur leur sémantique (catégorie des espaces cohérents munies des fonctions stables ou linéaires). Initialement, les applications informatiques que j'ai considérées étaient les modèles du calcul parallèle, mais la logique linéaire non commutative m'a rapidement conduit à élargir mes intérêts vers la linguistique formelle, même si je reviens de temps à autre à des questions de logique "pure" du reste souvent motivées par des préoccupations linguistiques.
  2. Syntaxe et sémantique de la phrase et au delà Je me suis notamment dirigé vers la modélisation de la syntaxe et de la sémantique du langage naturel. Je me suis consacré à des extensions syntaxiques des grammaires catégorielles de Joachim Lambek, en liaison avec les grammaires d'arbres dites minimalistes d'Edward qui formalisent certaines idées de Noam Chomsky, tout en restant dans le cadre des variantes non commutatives de la logique linéaire. Je me suis notamment penché sur le calcul de formules de la logique d'ordre supérieur représentant le sens des phrases à partir des analyses syntaxiques dans les logiques des ressources, notamment dans le cadre de la lambda DRT. En particulier pour l'étude de récits de voyage, je m'intéresse désormais à des fragments de discours, ou pour l'étude la complexité linguistique, au dialogue.
  3. Sémantique et pragmatique lexicale Depuis 2006, j'étudie des enrichissements de la composante sémantique de ce genre de grammaires  afin de rendre compte des différents aspects que peut revêtir une entrée lexicale, ce qui pose des questions logiques intéressantes, sur le premier et le second ordre et leurs modèles. Quelle est la structure logique du lexique? Quel lien entretient-il avec l'ontologie? Comment rendre compte des relations entre prédicats? Bien évidemment la difficulté est de rendre compte des glissements de sens dans un cadre compositionnel, tout en gardant la correspondance entre syntaxe et sémantique des grammaire catégorielles.
  4. Linguistique expérimentale et modèles formels Depuis quelques années, j'essaie de construire des partenariats nécessaire à la découverte, dans un cadre logique, les analogues sémantiques des notions syntaxiques de compétence et de performance: quels fragments de quelle logique correspond à la sémantique formelle? A l'intérieur de cette compétence, quelles mesures cernent les limites de notre compréhension humaine? Quels types d'interprétation ou de modèles utilisons nous? Des modèles non ad hoc de la logique linéaire du premier ordre seraient les bienvenus (inspirés des faisceaux/topos de la logique intuitionniste).  En parallèle, je souhaite, avec l'aide de spécialistes comme ceux du LPL, entreprendre une démarche expérimentale, en particulier sur le dialogue, plus apte à rendre compte des difficultés de compréhension, que ce soit en corpus, dans des tests, voire avec certaines expériences d'imagerie cérébrale. La quantification est l'une des questions qui m'intrigue, car il n'est pas sûr que le point de vue ensembliste usuel corresponde bien aux préoccupations des linguistes, ni au processus humain de compréhension. En 2013 nous avons obtenu un projet PEPS sur ce sujet, renouvelé en 2014 (LABRI LPL, LIRMM, I2M).

Aspects factuels

 



Davantage de détails:

nov.  2014