Olivier Strauss, LIRMM, département robotique. Noura Faraj, LIRMM, département informatique. Nicolas Lutz, LIRMM, département informatique.
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Ce module s'adresse aux étudiants de l'école doctorale I2S et aux chercheurs interessés par les techniques de traitement d'image et de vision par ordinateur. Les thèmes abordés dans ces conférences sont très larges. Ils portent généralement à la fois sur l'aspect fondamental du traitement d'image ainsi que sur l'aspect applicatif, y compris dans l'informatique graphique. Les conférenciers présentent un thème fort de leur équipe de recherche dont leur laboratoire est spécialiste au niveau national et international. Cliquez ici pour accéder au programme du module image des années précédentes.
Ce module de l'école doctorale est composé de 6 cours/conférences. Les conférences, d'une durée de 2 à 3 heures, se déroulent sur trois jours à raison d'une conférence par demi-journée. Les repas de midi sont pris en charge par nos partenaires pour permettre aux participants de discuter entre eux et avec les conférenciers.
Les exposés du module image de l'école doctorale auront lieu dans l’amphithéâtre A36.02 du bâtiment 36 du campus Triolet de l’Université de Montpellier - Pl. Eugène Bataillon, 34090 Montpellier. Pour obtenir le plan, cliquez ici.
La rugosité est un concept complexe, difficile à définir de manière générale. Elle dépend du contexte d'application et englobe un grand nombre de configurations géométriques possibles. En informatique graphique, elle joue un rôle clé lors de la création de scènes réalistes. D'autres domaines, tels que la métrologie, la tribologie, la mécanique, la physique, la chimie et la biologie, s'intéressent également à la rugosité des surfaces (englobée souvent dans le terme « état de surface ») afin de la caractériser, la modéliser, la contrôler, l'étudier et comprendre son impact sur les propriétés des surfaces, que ce soit dans le cadre de la recherche ou de l'industrie. Chacun de ces domaines possède ses propres interprétations, caractérisations, modèles de génération ou outils de contrôle, basés principalement sur des descriptions statistiques ou des techniques de génération aléatoire. Ces dernières rendent difficile le contrôle final des géométries et/ou garantissent de façon plus ou moins précise les fonctionnalités ou propriétés physiques recherchées. Les méthodes que nous proposons au Laboratoire d’Informatique de Bourgogne (équipe Modélisation Géométrique) sont axées sur l’étude de la géométrie de ces surfaces rugueuses, afin de proposer des outils facilitant leur conception/édition. Le but de cette démarche est d’offrir aux chercheurs et ingénieurs des outils numériques pour modéliser et manipuler la rugosité, afin de pouvoir simuler, étudier et comprendre ses relations avec les propriétés physiques. Notre démarche est centrée sur un modèle déterministe (non aléatoire), basé sur la géométrie fractale, qui offre l’opportunité de générer une variété exhaustive et riche de géométries rugueuses. La caractérisation géométrique (à travers l’usage conjoint des analyses multi-fractale et en ondelettes) et l’étude des propriétés différentielles (variations géométriques) des rugosités générées par ce modèle, sont au cœur de notre démarche et seront abordées et décortiquées durant ce cours.
Dans cette présentation seront abordées quelques grandes classes de méthodes (simulation, génération à partir d’exemples et de données, génération procédurale) permettant de synthétiser des mondes virtuels. Le défi provient non seulement de l’extrême diversité des éléments naturels devant être modélisés (terrains, forêts, rochers, débris, chemins) mais également de la complexité de leurs formes caractéristiques, de leur distribution et de leurs interactions. A travers plusieurs cas, nous montrerons l’intérêt de travailler à l’interface entre plusieurs domaines, l’informatique graphique mais également la botanique, ou les sciences de la terre ou la géomorphologie, pour mettre au point des techniques, souvent hybrides, permettant de concilier le réalisme propre aux simulations avec l’exigence de contrôle nécessaire aux designers et la vitesse d’exécution pour l’enrichissement de scènes avec de nombreux détails en temps réel.
Le dessin digital est un outil important pour beaucoup de métier de la création comme le graphisme, l'animation, le design industriel, la mode, l'architecture. Dans une première partie, je vais présenter ce qui caractérise les dessins digitaux, les principaux problèmes que pose leur traitement, et les grandes familles d'algorithmes pour résoudre ces problèmes. Dans une seconde partie, je détaillerai plusieurs travaux de notre équipe sur ces sujets, en particulier pour la création de formes 3D à partir de dessins.
L'observation de la terre s'appuie sur de nombreux capteurs embarqués sur des satellites qui acquièrent différents types de mesures. Parmi ces capteurs on distingue les capteurs imageurs qui peuvent être passifs (capteurs optiques avec un certain nombre de bandes spectrales) ou actifs comme les capteurs radar. Ceux-ci utilisent l'émission d'ondes électro-magnétiques dans le domaine des hyper-fréquences pour synthétiser des images. Ils ont l'avantage de pouvoir acquérir des images de jour comme de nuit et quelles que soient les conditions météorologiques. Ils peuvent également être utilisés en mode interférométrique (en utilisant des images acquises avec des angles légèrement différents) ou polarimétrique (en utilisant une polarisation différente en émission et en réception) pour obtenir des informations plus riches de la surface imagée comme des informations d'élévation ou de propriétés électro-magnétiques des pixels. Ces images restent néanmoins difficiles à exploiter en raison du phénomène de speckle qui entraîne une forte variabilité des mesures et des déformations géométriques liées à l'échantillonnage en distance. Après une introduction à ce type d'imagerie nous verrons dans cet exposé comment les méthodes d'apprentissage profond permettent de définir des méthodes particulièrement performantes de réduction du speckle pour les données radar, qu'elles soient mono-canal, interférométriques ou polarimétriques. Nous nous intéresseront en particulier aux méthodes auto-supervisées permettant de s'affranchir de vérité terrain. L'exploitation de la physique d'acquisition permet de définir des approches particulièrement efficaces. Nous verrons également des applications de ce type d'imagerie pour la détection de changements ou encore la reconstruction 3D.
Toute technologie d’assistance au geste chirurgical par ordinateur repose sur la nécessité d’exprimer la stratégie d’intervention, définie dans le repère associé au modèle numérique du patient, dans le repère « monde » de la salle d’opération. Pour y parvenir, une approche est d’avoir recours depuis le bloc opératoire à un dispositif d’imagerie pré-étalonné et de planifier l’opération à partir du modèle acquis. Toutefois, les contraintes du bloc liées notamment à l’encombrement des équipement ou à la minimisation du temps d’intervention demeurent incompatibles avec ce type de méthode. Dans ce contexte, une étape de traitement additionnelle, appelée recalage, permet d’établir une correspondance entre les phases pré- (avant) et per- (pendant) opératoires, rendant possible l’expression des données préétablies d’intervention dans le repère de la salle d’opération. Le recalage correspond plus précisément à un problème d’optimisation dont la solution est une transformation maximisant la cohérence spatiale, selon un critère de similarité, entre entre deux ensembles de données d’une même structure. Dans le cas du geste chirurgical assisté par ordinateur, cette étape s’applique majoritairement à des jeux de données ayant été acquis entre les phases pré- et peropératoires. Dans cet exposé, nous nous intéressons à présenter les concepts fondamentaux ainsi que les méthodes les plus répandues du recalage d’images médicales. Une attention particulière sera apportée à la validation de telles approches, incluant entre autres une méthodologie détaillée de l’évaluation des mesures de similarité, peu couverte par la littérature. Enfin, l’exposé se conclura par la présentation de travaux de recherche menés sur le sujet par le LIRMM pour l’aide au geste chirurgical dédiée à l’implantation cochléaire.
En informatique graphique et en géométrie, échantillonner un domaine ou une surface par un ensemble de points bien distribués est un enjeu dans de nombreux contextes. Que ce soit pour résoudre numériquement des problèmes d'intégration, pour de la reconstruction de fonction ou de la distribution de formes dans des domaines, la qualité de l'échantillonnage peut être critique. Au cours de cette présentation, j'aborderai les problématiques générales de l'échantillonnage en informatique graphique que j'illustrerai par le rendu Monte-Carlo. Dans un second temps, je ferai un focus sur les approches basées sur le transport optimal "sliced" pour l'échantillonnage de points dans des espaces euclidiens, sphériques, hyperboliques et projectifs, et ses applications en géométrie. Je présenterai également des approches alternatives au sliced pour des assignations rapides.